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Bienvenue sur le blog du Réseau pour une paix juste au Proche Orient, collectif d'associations et de citoyens de la région doloise (39). Ce blog tente de relayer des informations sur la situation au Proche Orient et l'action des pacifistes palestiniens et israéliens pour une paix juste ; mais aussi les activités menées ici, conférences débats, projets de solidarité, festival de cinéma "PALESTINE AU COEUR"...

dimanche 14 avril 2013

Barghouti, une chance pour la paix


Disons le tout net aux diri­geants poli­tiques occi­dentaux qui, de Paris à Washington, pleur­nichent sans rien faire, s’alignant la plupart du temps sous la casaque du gou­ver­nement réac­tion­naire israélien  : 
si vous sou­haitez vraiment tra­vailler à une solution paci­fique au Proche-​​Orient, obtenez la libé­ration du diri­geant pales­tinien Marouane Bar­ghouti, condamné à la prison à per­pé­tuité.

Exigez la grâce que Shimon Peres avait promise en janvier 2007 dans l’éventualité de son élection à la pré­si­dence. Accom­plissez, pour une fois, une action concrète 
en faveur de la paix.

Marouane Bar­ghouti est souvent qua­lifié de «  Mandela pales­tinien  ». Son par­cours, ses longues années de prison, son ancrage et autorité parmi les siens ainsi que sa vision pros­pective sont autant de réa­lités et de qua­lités iden­tiques à celles 
de l’ancien pré­sident 
sud-​​africain.
Marouane Bar­ghouti, 
c’est d’abord l’histoire d’un homme marquée par des empri­son­ne­ments au cours des­quels il a appris l’hébreu, l’exil, puis le retour parmi son peuple en lutte, la prise de res­pon­sa­bi­lités dans le Fatah, le rejet de la cor­ruption. Marouane Bar­ghouti, c’est aussi une force de pro­po­si­tions 
qui déclarait, il n’y a pas si long­temps, «  je suis encore en quête d’une coexis­tence paci­fique entre les États égaux et indé­pen­dants 
que sont Israël et la Palestine fondée sur le retrait complet d’Israël 
des ter­ri­toires occupés 
en 1967  ». Pour avoir lancé l’année der­nière un appel à la «  résis­tance popu­laire paci­fique  », il a été sanc­tionné par les auto­rités pénitentiaires.

L’action pour la libé­ration de Marouane Bar­ghouti ne relève pas seulement de la soli­darité, de l’humanisme, du rejet de la sau­va­gerie des diri­geants israé­liens. Elle constitue surtout une chance pour que cette région du monde vive enfin dans la paix. Comme Nelson Mandela en Afrique du Sud, Marouane Bar­ghouti reste la carte maî­tresse pour désa­morcer la bombe proche-​​orientale.

L’Humanité, José Fort, samedi 13 avril 2013

samedi 13 avril 2013

Ziad Medoukh, bientôt dans le Jura




Ziad Medoukh est un professeur de français palestinien, responsable du département de français de l’université Al-Aqsa de Gaza, et coordinateur du Centre de la paix de cette université. Il a terminé ses études de didactique du français à l’université de Paris VIII où il obtint en 2009 un doctorat en Sciences du Langage. Il est l’auteur de nombreuses publications concernant l’enseignement du français en Palestine et aussi la non-violence.


Très attaché aux principes de la démocratie, de la liberté, des droits de l’homme et de la Francophonie, Ziad Medoukh a été fait Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques de la république française en 2011. Il est le premier citoyen palestinien à obtenir cette distinction.

Conférencier infatigable sur Gaza et la Palestine, il multiplie, surtout en France et en Europe, et autant qu’il le peut, les rencontres avec les associations et les réseaux de jeunes, chaque fois que ses activités académiques et professionnelles lui permettre de franchir les frontières de Gaza.

Invité du Festival SCENES MEDITERRANEENNES, Ziad Medoukh participera à la table ronde « L’orange, le symbole »  le Samedi 25 mai à Lons le Saunier.

Au cours de la semaine qui suivra des rencontres seront  organisées, notamment à Dole avec des lycéens.


17 avril, journée internationale des prisonniers politiques palestiniens


Le 17 avril 1974 est la date de la libération du premier prisonnier palestinien Mahmoud Bakr Hijazi des prisons de l'occupation lors du premier échange de prisonniers avec les autorités israéliennes. En 1975, pour souligner la nécessité de consacrer une journée aux personnes emprisonnées en raison de leur engagement politique le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) faisait du 17 avril la Journée internationale des Prisonniers Politiques pour affirmer la volonté de continuer la lutte pour la liberté et la dignité des siens détenus dans les geôles de l'occupation israélienne.

Chaque jour, chaque mois, chaque année apporte son lot, d’arrestations, d’emprisonnements, de torture ou d’exécution lente. Des familles en souffrance réclament les corps de leurs proches morts depuis des décennies et enterrés dans des cimetières portant des numéros. En 2013,  Arafat Jaradat est torturé à mort par le Shin bet quelques jours après son arrestation. Samer Al-Issawi, Samer, Al-Barq et d’autres ont recours aux grèves de la faim pour protester contre leur détention administrative arbitraire et illégale au vu du droit international.

Cette année, Missarah Abu-Hamdieh, agonisera faute de soin attaché sur son lit de mort. Il a rejoint les 206 prisonniers morts dans les prisons israéliennes et les centaines de prisonniers morts quelques jours ou semaines après leurs libération suite à des maladies contractées en prison, aggravées par une négligence médicale délibérée comme Ashraf Abu-Dérieh, Zuhair Lubada, Zakharia Issa, Murad Abu-Sakout et d’autres. 18 prisonniers malades de la clinique de Ramleh sont entrés dans une phase de mort lente, parmi eux Mansour Moukada, Riad Ammour et Khaled Shawish.

Aujourd’hui plus de 5000 prisonniers sont toujours détenus dans les prisons, les centres d’interrogatoire et les centres de détention israéliens dans des conditions insupportables, parmi eux : plus de 220 enfants dont 45 de moins de 16 ans, 14 femmes, 12  journalistes, 80 étudiants, 41 universitaires, 2 anciens ministres, 14 députés, 165 Palestiniens des Territoires 48, 109 anciens prisonniers d’avant les accords d’Oslo, 198 Palestiniens sont placés en détention administrative (sans charge et sans procès, renouvelable à l’infini tous les 6 mois), certains depuis plusieurs années et plus de 1400  prisonniers malades, croupissent dans les geôles israéliennes dont certains sont en danger de mort faute de soins, en violation de la 4ème conventions internationale.

Le 17 avril, soyons nombreux dans toutes les villes de France, ensemble exigeons la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens.

Participez à la campagne de parrainage de  prisonniers lancée par l'AFPS pour briser le mur du silence. 


En écrivant à : soutienprisonniers@gmail.com


samedi 6 avril 2013

UN STAND VIVANT




Huile d'olive, zatar, faiences d'Hébron : le stand du réseau pour une paix juste au Proche Orient - en partenariat avec Le Philistin- a reçu un bon accueil ce samedi matin au marché de Dole.  
La vente était aussi l'occasion de rencontrer les membres du réseau et de d'échanger autour des actions en cours : la campagne 1000 oliviers pour la paix qui se poursuit en 2013 ; la participation au Festival "Scènes Méditerranéennes" consacré au Proche Orient, en mai prochain. Ce Festival est organisé par Scènes du Jura - devenues cette semaine un Scène nationale.

LIBERTE



Georges Ibrahim ABDALLAH, libanais, membre du Front Populaire de Libération de la Palestine a été arrêté en 1984.
On lui a imputé la mort d'un diplomate américain et d'un agent israélien en France pendant l'invasion du Liban par Israël.
Condamné à la perpétuité, il a terminé sa peine de sûreté en 1999. Il est donc libérable depuis.
Soumis aux pressions américaines et israéliennes, les gouvernements français successifs ont toujours refusé cette mise en liberté malgré les avis de la justice française .
Le 21 Novembre 2012, à nouveau , les juges français ont demandé sa libération et son expulsion de France vers le Liban. Le Liban a accepté de le recevoir.

Il faut noter que le chef des services secrets français de l'époque, qui a mené l'enquête, a reconnu publiquement, l'an dernier, que celle-ci avait connu quelques entorses et que Mr Aballah ne pouvait être responsable des meurtres invoqués pour le condamner.

Mais le scandale continue !
La presse et le gouvernement américains exigent que la France renie l'avis de sa justice et maintienne Georges Ibrahim Abdallah en captivité.
Actuellement Mr Valls refuse de signer le décret d'application permettant sa libération !
Malgré le silence des médias français,  plusieurs associations et personnalités politiques en France, mais aussi au Liban appellent au respect des décisions de justice .
Notre pays se doit d'affirmer l'indépendance de sa justice et sa souveraineté.
Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré !
Pour le réseau,
Arthur Riela