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Bienvenue sur le blog du Réseau pour une paix juste au Proche Orient, collectif d'associations et de citoyens de la région doloise (39). Ce blog tente de relayer des informations sur la situation au Proche Orient et l'action des pacifistes palestiniens et israéliens pour une paix juste ; mais aussi les activités menées ici, conférences débats, projets de solidarité, festival de cinéma "PALESTINE AU COEUR"...

dimanche 22 janvier 2012

RENDEZ VOUS POUR LA PAIX AU PROCHE ORIENT

La paix au Proche Orient passe par la justice, le respect du droit international et de la dignité des peuples.
Le samedi 28 janvier sera un moment fort pour exprimer notre souhait de faire de 2012, l'année de la paix au Proche Orient.
Nous vous invitons à participer au Couscous de la solidarité, à Brevans, dont les bénéfices seront remis à Ziad Medoukh, professeur de Français, responsable du Centre de la Paix de l'Université Al Aqsa de Gaza.
Pour vous inscrire : tél au 03 84 79 02 81

La Thaïlande reconnaît la Palestine

AFP, vendredi 20 janvier 2012
Le ministère pales­tinien des Affaires étran­gères a affirmé aujourd’hui que la Thaï­lande avait reconnu l’Etat de Palestine. Des sources au ministère ont indiqué que les auto­rités pales­ti­niennes avaient reçu hier une lettre offi­cielle de la Thaï­lande recon­naissant l’Etat de Palestine dans les fron­tières de 1967.
A la suite de cette lettre, le pré­sident Mahmoud Abbas a remercié "le roi et le gou­ver­nement thaï­landais pour leur recon­nais­sance offi­cielle de l’Etat pales­tinien", a indiqué l’agence de presse pales­ti­nienne Wafa. "Une pro­cédure offi­cielle en vue de l’établissement de rela­tions diplo­ma­tiques a été engagée", a ajouté le com­mu­niqué. Selon le chef de la diplo­matie pales­ti­nienne Riad al-​​Malki, cette annonce porte à 131 le nombre de pays qui ont déjà reconnu l’Etat pales­tinien dans les fron­tières anté­rieures à la guerre des Six Jours de juin 1967.
Pes­si­mistes sur les chances de reprises de négo­cia­tions de paix avec Israël, inter­rompues depuis sep­tembre 2010, les Pales­ti­niens veulent obtenir l’adhésion à l’ONU d’un Etat de Palestine comme membre à part entière. Israël et les Etats-​​Unis s’opposent caté­go­ri­quement à cette démarche, affirmant qu’un Etat pales­tinien ne peut être le résultat que d’un accord de paix. En 2011, la Palestine a été intégrée en tant que membre à part entière au sein d’une des prin­ci­pales agences de l’ONU, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

La politique d’Israël à Jérusalem inquiète les Européens

photo Xavier Malafosse pour ONU

Laurent Zecchini - Le Monde, jeudi 19 janvier 2012

La colo­ni­sation à Jérusalem-​​Est sape les chances de paix, selon les consuls des Vingt-​​Sept
La clé d’un futur accord de paix israélo-​​palestinien est la question de Jéru­salem : si la Ville sainte n’est pas reconnue comme la capitale de deux Etats, il n’y aura pas de paix. Ce rappel figure en exergue du rapport sur Jérusalem-​​Est rédigé par les consuls généraux des vingt-​​sept Etats euro­péens, dont Le Monde a obtenu une copie. Or, " si la ten­dance actuelle se poursuit, la pers­pective de Jéru­salem capitale de deux Etats devient de plus en plus impro­bable et impra­ti­cable, affai­blissant la solution de deux Etats ", insiste le texte.
Le paradoxe de ce rapport annuel, qui sou­ligne une très nette dété­rio­ration de la situation des Pales­ti­niens à Jéru­salem en 2011, est qu’il béné­ficie d’un accord unanime des chefs de mission euro­péens en poste à Jéru­salem. Pourtant, une fois arrivé à Bruxelles, il pro­voque inévi­ta­blement des dis­sen­sions entre repré­sen­tants des capi­tales euro­péennes, ce qui explique qu’il n’est jamais publié officiellement !
Cet exercice com­mu­nau­taire n’engendre pas l’optimisme : un règlement de paix est d’autant plus impro­bable que le gou­ver­nement de Benyamin Néta­nyahou ne cesse de répéter que Jéru­salem est et restera la " capitale indi­vi­sible et éter­nelle " d’Israël.

Le constat des Euro­péens est sans appel : " Israël per­pétue de façon active l’annexion - de Jérusalem-​​Est - en affai­blissant sys­té­ma­ti­quement la pré­sence pales­ti­nienne dans la ville, par l’expansion des colonies, une pla­ni­fi­cation res­trictive, la pour­suite des évic­tions et démo­li­tions, une poli­tique inéqui­table en matière d’éducation, un accès dif­ficile aux soins médicaux, des pres­ta­tions et des inves­tis­se­ments insuf­fi­sants, et la pré­carité du statut de résident - de Jérusalem-​​Est - . "
L’autre volet de cette poli­tique, estiment les Euro­péens, ce sont les efforts pour " sou­ligner l’identité juive de la ville, au détriment de ses habi­tants musulmans et chré­tiens - qui - menacent sa diversité reli­gieuse et four­nissent des argu­ments à ceux qui veulent radi­ca­liser davantage le conflit, avec des réper­cus­sions poten­tielles à la fois régio­nales et glo­bales ". L’axe pri­mordial de cette stra­tégie, c’est la colo­ni­sation : l’objectif constant des auto­rités israé­liennes est de faire en sorte que les Pales­ti­niens ne dépassent pas 30 % de la popu­lation de Jérusalem.


Expulsions et démolitions

Comme ils repré­sentent aujourd’hui 37 % de ses 790 000 habi­tants, les gou­ver­ne­ments israé­liens suc­cessifs ont fait en sorte de favo­riser la colo­ni­sation israé­lienne. Ainsi, à Jérusalem-​​Est, 35 % des ter­rains appar­tenant aux Pales­ti­niens ont été expro­priés. Le rapport dresse un constat minu­tieux de l’avancée des colons, tant dans la Vieille ville de Jéru­salem (où vivent 3 500 colons), sur le mont des Oli­viers, les quar­tiers pales­ti­niens intra-​​muros et les abords de Jéru­salem, le but étant d’isoler la Ville sainte de la Cisjordanie.

Cette poli­tique gou­ver­ne­mentale dispose de la logis­tique finan­cière de deux orga­ni­sa­tions, Ateret Cohanim et Elad, qui rachètent les pro­priétés pales­ti­niennes et favo­risent l’expulsion de leurs occu­pants. Le rapport insiste sur " l’utilisation de l’archéologie comme outil poli­tique et idéo­lo­gique " (les fouilles per­mettent une jus­ti­fi­cation his­to­rique des expul­sions), et rap­pelle que, faute d’un nombre suf­fisant de permis de construire, les Pales­ti­niens sont contraints de bâtir de façon illégale.

Résultat : 1 500 maisons pales­ti­niennes sont aujourd’hui menacées par un ordre de démolition.